Au clair du feu

Les pierres ricochent sur l’eau qui dort. Les braises respirent, les soucis s’évaporent. Le chant des grillons, le souffre des grillades. En cercle comme la Pléiade. Une bouteille à la mer, une bouteille de vodka. Au bord des rivières s’échoue la Tequila. Le bon vieux temps, loin de la foule. Sur un tronc d’arbre à attendre le coup de foudre. Sur un tronc d’arbre, j’attends le coup de blues.

Au clair du feu. Au bord de la lune. Allume la flamme. Éteins l’amertume.

L’année fut longue à s’enlacer. Des bancs de l’école au ban de la société. Mais la passion a le dernier mot. Le lever de soleil est au dodo. A la lisère de la forêt. A l’abri des regards indiscrets. Le prédateur flatte son égo. L’allumeuse finira en mégot. Lueur de bois et visages s’illuminent. Au son de guitare résonne la rime. La lune est pleine, les bouteilles quasi-vides. Sur cet air, certains se débrident.

Au clair du feu. Au bord de la lune. Allume la flamme. Éteins l’amertume.

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Published in: on 1 juin 2011 at 16:24  Comments (1)  
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Garde-robe

Comme des fringues, on a tous les choix. Porter son destin ou porter sa croix. Se vêtir de rêves ou s’habiller en Prada. Suivre la mode ou suivre sa voie.

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

N’attends pas le coup de braguette magique. Que le blues reste au vestiaire. Vas-y enfile ton manteau de musique. Pour affronter les rudes hivers. N’attends pas d’être dans un cul-de-sac. Que ta vie devienne fagoté. Vas-y fais le tri et vide ton sac. Pourquoi ne pas devenir culotté?

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

N’attends pas que la boucle soit nouée. Vas-y enlève le moral des chaussettes. Car pour trouver chaussure à son pied. Il faut en faire des kilomètres.

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

Published in: on 2 février 2011 at 10:20  Comments (1)  
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Les bleus à l’âme

La vie n’est pas rose. Alors je la vois en prose. Je dessine le relief. La couleur du trèfle. Son vert arrose. Le lit couvert de roses. Le rouge de tes lèvres. Et l’éclat de mes rêves. Et qu’importe la pluie. Qu’importe la crasse. Tant que la mélodie. Fait office d’essuie-glaces.

Les bleus de l’âme font partis de l’arc-en-ciel. Les fleurs du Mâle du jardin éternel.

L’océan est gris. Le vert-dollar noircit. Le bleu céleste. De notre planète. Page blanche s’obscurcit. Au gré de l’ennui. Le temps s’arrête. Sur ma palette. Mais qu’importe la pluie. Qu’importe la crasse. Tant que la mélodie. Fait office d’essuie-glaces.

Les bleus de l’âme font partis de l’arc-en-ciel. Les fleurs du Mâle du jardin éternel.

Published in: on 31 janvier 2011 at 10:34  Laisser un commentaire  
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