10 Commandements

    1. Les bleus de l’âme font partis de l’arc-en-ciel.
    2. Dessiner la route avec les lignes de sa main.
    3. Nuit blanche noircit feuille blanche pour éclaircir les idées noires.
    4. Chanter quand ça me chante même si parler de soi ne va pas de soi.
    5. Personnifier la solitude pour se sentir moins seul.
    6. Décimer le doute avec les courbes de ses seins.
    7. La planète bleue vire au rouge à cause des billets verts.
    8. Etre libre comme l’azote-oxygène (libre comme l’air)
    9. Allumer la flamme, éteindre l’amertume. Au clair du feu, au bord de la lune.
    10. La vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.                

               Sélénien

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Published in: on 1 mai 2011 at 15:03  Laisser un commentaire  
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Guitare à dos

Quand j’étais enfant, j’avais un ami imaginaire c’était le petit Robert. La tête au carré, de A à Z, il était comme moi, pas très populaire. Mais on allait, main dans la main, visiter la Grande Ourse. Accompagnés par une fille qu’on surnommée la rousse.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Plume à la main et guitare à dos.

Quand j’étais ado, j’avais une amoureuse platonique c’était Clémentine. Ronde comme une orange, yeux noisettes à s’en lécher les babines. Même rouge comme une tomate, je lui aurait promis la lune de miel. Mais timide était ma pomme d’Adam et mes poèmes à la noix, à la poubelle.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Tête dans la lune et guitare à dos.

Quand j’étais un homme, j’avais une femme, une fille facile, une poupée gonflable. Bière à la main, foot dans les yeux, rien dans la tête, j’étais inébranlable. Baby gonflable, tu es mon âme sœur, je l’ai lu dans l’horoscope. Mais j’aimerais faire un truc à trois, demain matin on va au Sex-Shop.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Pieds sur terre et guitare à dos.

Peut-être que je joue comme une casserole. Peut-être que j’écris comme vache espagnole. Peut-être que je chante comme un pied. Peut-être que rêve du mauvais pied. Mais, depuis que je suis Sélénien, artiste incompris, artiste pour la vie. Je suis libre comme le mélange azote oxygène, libre comme l’air pour ceux qui n’auraient pas compris.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Femme dans le cœur et guitare à dos.

Published in: on 6 mars 2011 at 12:56  Comments (1)  
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Garde-robe

Comme des fringues, on a tous les choix. Porter son destin ou porter sa croix. Se vêtir de rêves ou s’habiller en Prada. Suivre la mode ou suivre sa voie.

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

N’attends pas le coup de braguette magique. Que le blues reste au vestiaire. Vas-y enfile ton manteau de musique. Pour affronter les rudes hivers. N’attends pas d’être dans un cul-de-sac. Que ta vie devienne fagoté. Vas-y fais le tri et vide ton sac. Pourquoi ne pas devenir culotté?

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

N’attends pas que la boucle soit nouée. Vas-y enlève le moral des chaussettes. Car pour trouver chaussure à son pied. Il faut en faire des kilomètres.

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

Published in: on 2 février 2011 at 10:20  Comments (1)  
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Recette maison

Je vous ai concocté une recette maison. Temps de cuisson : 3 minutes environ. Car je ne ramène pas souvent ma fraise mais quand je la ramène c’est sans choper le melon. J’ai toujours la banane même si la vie peut être aussi acide que le citron. Je ne lâche pas le steak même si parfois mes efforts sont vains. Je garde la pêche même s’il arrive trop souvent des pépins. Moi, je ne raconte pas de salades. Je ne me la raconte pas en parlant du panier à salade. Je ne promets pas la lune de miel à mes potes. Je ne suis pas une bonne poire même si ça arrive à tout le monde de se faire carotte. Comme tout le monde, j’essaie de savourer l’instant. De croquer la vie à pleine dents. D’être aussi sexy que le gingembre. Mais, hélas, peu de filles connaissent la taille de ma chambre. Il y avait bien la pulpeuse aux yeux noisettes. Elle s’appelait Amandine ou non c’était plutôt Clémentine. Mais je n’ai pu lui montrer mes cacahouètes. Ni lui lécher les babines Elle disait que ma pomme d’Adam n’était pas assez mûre. Que mes poèmes à la noix n’avaient pas de noyau dur. Cerise sur le gâteau, j’étais rouge comme une tomate. Je voulais lui foutre une tarte. Qu’elle tombe dans les pommes mais pourrie est mon avocate. Alors arrivé à ébullition, je m’évapora en appuyant sur le champignon. Vu que c’était plus mes oignons. Vu que pour elle, je ne comptait que pour des prunes. Et de toute façon, dans le frigo, j’ai une autre brune. En effet, je suis un mammifère slamnivore et ici je me régale. Voilà c’était un bol de rimes pour ceux qui ont la dalle.

Published in: on 31 janvier 2011 at 10:28  Laisser un commentaire  
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