La falaise de Fribourg

Regarde autour de nous, personne aux alentours. Cap sur le nouveau monde, la spirale des amours. Tous les deux au bord de la Sarine, notre littoral. Pourvu que ta poitrine pointe comme la Cathédrale.

Au bord du gouffre. A bout de souffle. Ta bouche, une bouffée d’amour. Gravons nos initiales sur la falaise de Fribourg.

Mais, de nos jours, Cupidon se retrouve à la bourre. Sans Cardinal, il ne sait plus comment faire la cour. Car parler de toi ne va pas de soi. Muse que tu es. Flamme que tu fais. Âme que tu berces. Cœur que tu perces. Tout ce qui ne s’exprime pas. S’imprime sur la falaise d’Audriaz.

Au bord du gouffre. A bout de souffle. Ta bouche, une bouffée d’amour. Gravons nos initiales sur la falaise de Fribourg.

 

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Published in: on 2 juillet 2011 at 07:12  Laisser un commentaire  
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Au clair du feu

Les pierres ricochent sur l’eau qui dort. Les braises respirent, les soucis s’évaporent. Le chant des grillons, le souffre des grillades. En cercle comme la Pléiade. Une bouteille à la mer, une bouteille de vodka. Au bord des rivières s’échoue la Tequila. Le bon vieux temps, loin de la foule. Sur un tronc d’arbre à attendre le coup de foudre. Sur un tronc d’arbre, j’attends le coup de blues.

Au clair du feu. Au bord de la lune. Allume la flamme. Éteins l’amertume.

L’année fut longue à s’enlacer. Des bancs de l’école au ban de la société. Mais la passion a le dernier mot. Le lever de soleil est au dodo. A la lisère de la forêt. A l’abri des regards indiscrets. Le prédateur flatte son égo. L’allumeuse finira en mégot. Lueur de bois et visages s’illuminent. Au son de guitare résonne la rime. La lune est pleine, les bouteilles quasi-vides. Sur cet air, certains se débrident.

Au clair du feu. Au bord de la lune. Allume la flamme. Éteins l’amertume.

Published in: on 1 juin 2011 at 16:24  Comments (1)  
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Guitare à dos

Quand j’étais enfant, j’avais un ami imaginaire c’était le petit Robert. La tête au carré, de A à Z, il était comme moi, pas très populaire. Mais on allait, main dans la main, visiter la Grande Ourse. Accompagnés par une fille qu’on surnommée la rousse.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Plume à la main et guitare à dos.

Quand j’étais ado, j’avais une amoureuse platonique c’était Clémentine. Ronde comme une orange, yeux noisettes à s’en lécher les babines. Même rouge comme une tomate, je lui aurait promis la lune de miel. Mais timide était ma pomme d’Adam et mes poèmes à la noix, à la poubelle.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Tête dans la lune et guitare à dos.

Quand j’étais un homme, j’avais une femme, une fille facile, une poupée gonflable. Bière à la main, foot dans les yeux, rien dans la tête, j’étais inébranlable. Baby gonflable, tu es mon âme sœur, je l’ai lu dans l’horoscope. Mais j’aimerais faire un truc à trois, demain matin on va au Sex-Shop.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Pieds sur terre et guitare à dos.

Peut-être que je joue comme une casserole. Peut-être que j’écris comme vache espagnole. Peut-être que je chante comme un pied. Peut-être que rêve du mauvais pied. Mais, depuis que je suis Sélénien, artiste incompris, artiste pour la vie. Je suis libre comme le mélange azote oxygène, libre comme l’air pour ceux qui n’auraient pas compris.

La clé de sol est ma boussole. Écrire aux aurores. Pour ne pas perdre le Nord. Je file à l’anglaise sur un radeau. Femme dans le cœur et guitare à dos.

Published in: on 6 mars 2011 at 12:56  Comments (1)  
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Garde-robe

Comme des fringues, on a tous les choix. Porter son destin ou porter sa croix. Se vêtir de rêves ou s’habiller en Prada. Suivre la mode ou suivre sa voie.

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

N’attends pas le coup de braguette magique. Que le blues reste au vestiaire. Vas-y enfile ton manteau de musique. Pour affronter les rudes hivers. N’attends pas d’être dans un cul-de-sac. Que ta vie devienne fagoté. Vas-y fais le tri et vide ton sac. Pourquoi ne pas devenir culotté?

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

N’attends pas que la boucle soit nouée. Vas-y enlève le moral des chaussettes. Car pour trouver chaussure à son pied. Il faut en faire des kilomètres.

Puisque la vie c’est comme des fringues. Y’a des hauts et des bas.

Published in: on 2 février 2011 at 10:20  Comments (1)  
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Les bleus à l’âme

La vie n’est pas rose. Alors je la vois en prose. Je dessine le relief. La couleur du trèfle. Son vert arrose. Le lit couvert de roses. Le rouge de tes lèvres. Et l’éclat de mes rêves. Et qu’importe la pluie. Qu’importe la crasse. Tant que la mélodie. Fait office d’essuie-glaces.

Les bleus de l’âme font partis de l’arc-en-ciel. Les fleurs du Mâle du jardin éternel.

L’océan est gris. Le vert-dollar noircit. Le bleu céleste. De notre planète. Page blanche s’obscurcit. Au gré de l’ennui. Le temps s’arrête. Sur ma palette. Mais qu’importe la pluie. Qu’importe la crasse. Tant que la mélodie. Fait office d’essuie-glaces.

Les bleus de l’âme font partis de l’arc-en-ciel. Les fleurs du Mâle du jardin éternel.

Published in: on 31 janvier 2011 at 10:34  Laisser un commentaire  
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